Le programme de la Keep in Touch du 8 décembre nous promet de belles surprises ?
Jasmine Caroupapoullé : Pour la première fois, on a une partie concert avec la star américaine Lumidee. Quand nous avions fait venir Benassi Bros feat Dhany, c'était un live soft. Le 8 décembre, Lumidee débarque avec le show qu'elle produit aux Etats-Unis : huit danseurs sur scène et un DJ. Ce n'est pas une version light mais une vraie prestation d'1h20. Lumidee, c'est la nouvelle vague, 5 morceaux, 5 tubes. Sur son myspace, c'est pas moins de 8 millions de connexions, et elle n'a que 23 ans. On dit d'elle qu'elle est "The Queen of spanich Harlem". Elle est dans la mouvance des Jennifer Lopez, Rihanna avec un style Hip-Hop et RnB. Elle a un vrai caractère, elle a eu le culot de changer trois ou quatre fois de label de musique. Elle a chanté avec des pointures comme Snoop Dogg, Shaggy, Fatman Scoop, ce qui est impressionnant à son âge.
Autre ambiance avec Mathieu Bouthier qui surf sur le courant pop-rock, dans la veine de Mika ou Justice. Un DJ français qui fait un carton plein en Europe.
Enfin, Yvan Martin qui est un DJ réunionnais que nous produisons. Son style ressemble à la génération Daft Punk, dance-techno-house. Il a un potentiel énorme.
Et c'est parti pour la nuit, jusqu'à 3h du mat.
Je suis un(e) ado qui n'a pas de voiture. J'oublie la Keep in Touch ?
Jasmine Caroupapoullé : Non, nous voulons que la Keep in Touch soit accessible à tous. Des bus sont mis en place sur toute l'île. C'est le réseau OteyBillet qui s'en occupe. Le prix de l'entrée, 22 euros, est aussi étudié pour permettre au plus grand nombre d'assister à un show avec des stars américaines ou européennes, sans faire un trou dans le budget. Que tout le monde puisse en profiter, c'est notre but.
Quel est votre secret pour réunir à chaque fois les artistes qui comptent, sachant qu'un événement comme celui-là se prépare quelques mois à l'avance ?
Jasmine Caroupapoullé : Il faut être à l'écoute de soi mais aussi des gens. Il faut entendre ce que les autres te disent. Etre sensible à ce qui plaît, sentir la musique, voir la pérennité du son, l'état émotionnel dans lequel il nous met. On doit toujours être en avance sur les courants. On ne lit pas dans les boules de cristal non plus. Après sept Keep in Touch, on s'est forgés une certaine expérience.
Exporter la Keep in Touch, c'est envisageable ?
Jasmine Caroupapoullé : Nous sommes en cours de franchise à l'Ile Maurice avec une amorce le 7 décembre au soir, au NDA Trianon. En 2008, la franchise sera officielle avec des soirées Keep in Touch. On envisage aussi des soirées Keep aux USA, plus light, 3000 personnes. Sur le créneau, aux Etats-Unis, il y a moins de concurrence qu'en Métropole.
• Interview: Florence Merlen
http://www.keepintouch.eu/
http://www.myspace.com/lumidee
http://www.myspace.com/mathieubouthier